Politiques de prévention à destination des jeunes conducteurs

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Politiques de prévention à destination des jeunes conducteurs

Séance publique du 29 avril 2026

Question de M. Cédric Chevalier (Marne - Les Indépendants) 

Question posée en séance publique le 29/04/2026
 

Monsieur le ministre,

 

Mes chers Collègues,

 

Samedi 26 avril dans la Marne, un tragique accident de la route a coûté la vie à quatre jeunes âgés de 16, 17 et 19 ans.

 

Comme toujours, les circonstances devront être établies avec rigueur. Mais je veux d'abord avoir une pensée pour les familles des victimes, ainsi que pour l'ensemble de ceux qui interviennent dans ces situations extrêmes : sapeurs-pompiers, forces de l'ordre, personnels de santé, élus locaux.

 

En France, malgré l'engagement coordonné de tous les acteurs de la sécurité routière, 3167 personnes ont perdu la vie sur les routes en 2023, selon les données de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Parmi elles, 523 avaient entre 18 et 24 ans.

 

Derrière ces chiffres se dessine une réalité alarmante. Les accidents de la route demeurent l'une des premières causes de mortalité chez les jeunes.

 

Ceux-ci sont particulièrement exposés, notamment sur les routes secondaires, et confrontés à des risques bien identifiés. La vitesse excessive, l'alcool, le téléphone au volant, l'usage de stupéfiants, ou désormais celui du protoxyde d'azote.

 

Dans le même temps, l'abaissement de l'âge du permis de conduire à 17 ans, en vigueur depuis janvier 2024, a entraîné une augmentation rapide du nombre de jeunes conducteurs sur les routes, sans que la conduite accompagnée, qui est pourtant le gage d'un apprentissage plus progressif et plus sûr, ne se développe parallèlement.

 

Monsieur le ministre, notre politique de sécurité routière est-elle encore à la hauteur de tous ces enjeux ? La prévention est-elle aujourd'hui suffisamment forte et adaptée aux jeunes titulaires du permis face à ces nouveaux comportements à risque ?

 

Enfin, quelles mesures concrètes entendez-vous mettre en œuvre pour continuer à combattre et à réduire durablement la mortalité routière des jeunes ?

 

Je vous remercie.

 

Réponse du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez :

 

Mesdames et Messieurs les sénateurs,

 

Monsieur le Sénateur,

 

D'abord je voudrais évidemment revenir sur ce drame, ce terrible accident qui s'est produit en pleine après-midi à 18h30 dans une ligne droite où un véhicule a violemment percuté un arbre. On a eu quatre jeunes décédés entre 16 et 20 ans, avec un conducteur effectivement de 17 ans et évidemment avoir une pensée pour toutes ces familles qui sont endeuillées.

 

Vous dire que l'enquête est en cours, les circonstances précises de cet accident seront évidemment connues.

 

Vous dire également qu'effectivement, et vous avez raison de le souligner, ce n'est pas la généralisation du permis, la possibilité de passer le permis à 17 ans qui est en cause, pas du tout.

 

On sait que ça a suscité un véritable engouement puisque rien qu'en 2024, ce sont près de 290 000 jeunes qui ont passé leur permis, l'épreuve pratique du permis de conduire. Et donc c'est un véritable engouement et c'est aussi un gage de sécurité parce que nécessairement c'est précédé de la conduite accompagnée dont on sait qu'elle produit de bien meilleurs conducteurs, donc c'est une mesure je crois qui est extrêmement utile mais vous avez raison les jeunes constituent encore une part importante des tués sur les routes même si ça n'est pas plus que les autres catégories d'âge mais le chiffre que vous avez donné est rigoureusement exact on a eu 523 jeunes de 18 à 24 ans qui ont été tués encore sur les routes.

 

C'est 6 de moins que l'année précédente, mais évidemment, c'est toujours trop.

 

Alors, ce que nous menons, les actions que nous menons, ce sont évidemment des actions de prévention. Je veux rappeler que la ministre déléguée auprès de moi, Madame Védrenne, suit particulièrement ce dossier. C'est aussi le dossier suivi par la déléguée à la sécurité routière, Estelle Balit, et toutes les actions de prévention, nous les menons dans les écoles, dans les universités, en milieu professionnel, dans les administrations, Sur les réseaux sociaux, évidemment, ces actions de prévention vont se poursuivre.

 

Mais il faut aussi de la répression. C'est indispensable. Ça veut dire des contrôles sur voie publique et puis aussi nous adapter aux types de comportements.

 

Et vous avez cité un danger très grave qui est le fait de conduire sous l'emprise du protoxyde d'azote. Et comme vous le savez, dans le cadre du projet de loi Ripost, nous allons créer un nouveau délit qui vise justement à incriminer cette conduite dangereuse qui peut donner lieu à des accidents extrêmement meurtriers.

 

Merci beaucoup.

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